Techniques de cultures

Développement de techniques de cultures durables:

  • Définir des consignes de cultures pour une qualité contrôlée et un coût de production maîtrisé
  • Comment réussir le semis ? Quand et comment planter ? Quelle fertilisation ? A quel stade récolter ?
  • De quel ravageur ou maladie s’agit-il ? comment s’en prémunir ?
  • Comment stabiliser au mieux la récolte (consignes de séchage et de stockage) ?

Exemples

Incidence du stade de récolte (Genépi blanc)

Les hampes florales du genépi blanc, Artemisia umbelliformis, sont très recherchées, essentiellement pour la fabrication de boissons alcoolisées. La qualité phytochimique du matériel récolté est appréciée par l'analyse des substances volatiles (huile essentielle) et la détermination des principes amers, soit essentiellement la costunolide qui représente environ 80 % des lactones sesquiterpéniques.

L'importante fluctuation de la qualité des récoltes commerciales a conduit à préciser le rôle du stade de récolte. Récoltées à intervalles réguliers pendant la période de floraison, des pertes allant jusque 60 % pour l'huile essentielle et pour la costunolide ont été enregistrées en l'espace d'une semaine. Un stade optimal, soit le début floraison, a pu ainsi être défini pour l'obtention de récolte de haute qualité.

Effet de l’altitude (Leontopodium alpinum)

Les paramètres environnementaux (sol, climat, altitude, …) constituent, avec les aspects variétaux et les techniques culturales, l’un des principaux facteurs responsables de la qualité intrinsèques des plantes. L’effet potentiel de l’altitude sur la composition phytochimique des plantes, bien que souvent évoqué, a très peu été étudié. C’est en effet un facteur difficile a appréhender car étroitement lié à d’autres variables comme les précipitations, la nature du sol, les températures, le vent,….

En étroite collaboration avec deux instituts, Mediplant a mis sur pied une étude unique en son genre, avec comme modèle l’edelweiss. Ainsi deux génotypes d’edelweiss caractérisés, ont été cultivés dans des containers avec un substrat identique, sur un transect altitudinal s’étageant de 500 à 2400 m en Valais central. Le suivi du développement des plantes et de leur composition phytochimique, mais également la mesure des activités anti-oxydantes et anti-radicalaires ont fourni des conclusions très intéressantes. Les résultats suggèrent en effet que le site de culture (température, précipitations) aurait plus d’influence que l’altitude (e.g. radiations UV) sur l’induction du stress de la plante et sa production en substances anti-oxydantes.

Séchage et stockage

Séchage et stockage (Artemisia annua) La stabilisation de matériel végétal récolté pour les plantes médicinales et aromatiques passe en grande majorité par une opération de séchage. Se posent dès lors des questions importantes telles que : comment apprêter la plante avant séchage ?, à quelle température sécher ?, comment et combien de temps conserver la plantes après séchage ? Ces questionnements s’inscrivent dans un double impératif, qualitatif (la plante) et économique (coûts énergétiques). Pour l’armoise annuelle, l’enjeu est très important avec plusieurs milliers de tonnes de récolte de feuilles chaque année.

Après plusieurs années de travaux qui ont porté non seulement sur les températures mais également sur les niveaux d’humidité relative de l’air, nous possédons maintenant une bonne connaissance des paramètres optimaux de séchage et de conservation.

Maladies et ravageurs

Cette problématique sanitaire est souvent inhérente à toute nouvelle mise en culture de plantes médicinales ou aromatiques. Elle accompagne les travaux de sélection et de mise en culture.

La connaissance du bioagresseur incriminé (champignons, virus, insectes, …) est indispensable pour d’une part, adapter les programmes de sélections (recherche de variétés tolérantes) et, d’autre part, définir les stratégies de lutte pour réduire les pertes économiques.

Avec l’appui de spécialistes, nous sommes régulièrement amenés à établir des diagnostics.